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Le Roi Abdallah II de Jordanie accepte les doléances de son peuple et ajourne des réformes économiques

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Les événements s’accélèrent en Jordanie au sujet des réformes économiques et le Roi est intervenu pour suspendre la décision d’augmentation des prix de carburant et d’électricité du mois en cours pour un cout global de 22 milliards de dollars malgré la hausse des cours sur les marchés mondiaux.

Le Roi Abdallah II a demandé au gouvernement de cesser l’application des décisions prises par la commission chargée de réviser à la hausse les prix du carburant et de l’électricité du mois en cours. Une initiative courageuse  qui coûtera à L’État jordanien 22 milliards de dollars par mois.

Les positions des forces politiques jordaniennes divergent entre partisanes de l’intérêt du citoyen et de la démission du gouvernement à démissionner et celles qui considèrent que la démission du gouvernement ne changera pas grand-chose pour les réformes économiques commandées par les engagements nationaux et internationaux de le Jordanie.

La décision du Roi de suspendre la hausse des prix du carburant et de l’énergie suite à la plus grande grève générale jamais organisée en Jordanie contre un amendement de la loi fiscale (le 4ème en 8 ans) qui élargit l’assiette fiscale et impose de nouvelles taxes sur des activités anciennement exonérées comme l’agriculture et d’autres secteurs vitaux de l’économie.

Protestations à travers les réseaux sociaux

Les internautes jordaniens se sont étonnées de la décision émanant de la commission chargé de fixer les prix du carburant une journée seulement après la grève générale contre le nouveau projet fiscal. Des critiques adressées au gouvernement lui reproche sa précipitation pour la prise d’une décision aussi délicate.

Sur avis du Roi Abdallah II, le chef du gouvernement a adressé une lettre à ses ministres leur ordonnant de cesser l’application de la décision prise par la commission des prix du carburant tenant compte de la conjoncture économique pendant le mois sacré du Ramadan, et ce malgré la hausse brutale des cours du pétrole qui a atteint 7 dollars le baril sur les places de marchés .

Les observateurs constatent que la grève actuelle menée par les syndicats d’ouvriers et de professionnels a réussi à unifier l’action syndicale qui interagit de plus en plus avec les préoccupations quotidiennes des citoyens.

Les syndicats ont organisés la plus grande grève en Jordanie pour dénoncer le nouveau projet de loi fiscal, qui augmente l’impôt sur le revenu et élargit les niches fiscales aux personnes à revenu modeste. Les jordaniens ont choisi le slogan « maânach » comme mot d’ordre à leur grève. Une expression populaire signifiant que nous n’avons plus rien à donner pour les réformes économiques.

Après la grève, Hani El Molqi, le chef du gouvernement a exprimé la ferme intention de son gouvernement pour affronter les différents défis économiques.

33 syndicats organisent la plus grande grève générale

Malgré les mises en garde gouvernementale, 33 syndicats et associations ont réussi à organiser une grève générale mercredi dernier adressant ainsi un puissant message depuis l’adoption des mesures économiques d’austérité. Les travailleurs des secteurs public et privé se sont abstenus de se rendre à leur poste dès le début de la journée en répondant à l’appel des comités préparatoires de la grève dans les différents secteurs en signe de protestation contre le nouveau projet de loi fiscal et des amendements concernant le service civil.

Les protestations, qualifiées de « civilisées » ont conduit les forces de l’ordre à se comporter de manière souple. Le Chef de l’État a du également intervenir car jusqu’ici les politiques de réformes économiques n’engendraient pas une résistance populaire d’une telle ampleur.

 

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