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Boycott, Hirak: Omar Balafrej propose des solutions politiques

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Lors de son intervention dans une conférence organisée mercredi soir à la Maison des jeunes de Bengrir sous le thème : « préliminaires et fondements de la réforme politique au Maroc », le député de la Fédération de la gauche démocratique (FGD), Omar Balafrej a déclaré que les marocains ne se taisent plus face à la crise qui traverse le pays.

Selon lui, les marocains ont choisi de protester de manière civilisée au lieu de recourir à l’immigration comme l’ont fait les algériens dont le pays traverse une crise non moins critique . Selon Balafrej, les marocains ont choisi leur voie pour sortir de la crise, faisant référence à la campagne de boycott et au Hirak dans différentes régions où la population manifeste pacifiquement dans le cadre de la loi pour obtenir ses droits légitimes.

Balafrej a commenté l’ampleur de la crise économique qui frappe le pays en présentant un chiffre inquiétant concernant le taux d’emploi qui ne dépasse pas 42% en remarquant que ce même taux était de 49% en Grèce à l’apogée de la crise économique et qui a atteint 52% aujourd’hui .

Balafrej considère que le gauche dispose d’alternatives concrètes pour restaurer la confiance des marocains en insistant que la libération des détenus politique et l’instauration d’une monarchie parlementaire constitueront la première étape d’une réforme politique.

Concernant les aspects économique et social, Balafrej appelle à une révision des priorités en focalisant sur l’éducation et la redistribution équitable des richesses. Il a rappelé la nécessité de restituer les 17 milliards de dirhams de bénéfices supplémentaires engrangées par les sociétés d’hydrocarbures en l’espace d’une année et demie. Un montant qui, selon lui couvriraient la construction de 1700 écoles communales.

Balfrej a précisé que les propositions des députés de la FGD au parlement sont bloquées par l’absence de majorité nécessaire à les faire passer et font l’objet d’opposition de la part de certains élus prétendant défendre les problèmes de la population.

Il cite comme exemple ses propositions sur un impôt graduel sur la fortune et sur la réforme du système de l’héritage et des successions. Concernant la dernière proposition, il explique comment un parti politique (qui n’est pas le PJD) s’y est opposé sous prétexte que la proposition n’était pas conforme à la religion islamique.

Allal Belarbi, membre du bureau exécutif de la Confédération démocratique du travail (CDT) a déclaré que l’annonce officielle de l’échec du modèle économique est en soi l’origine de cet échec, considérant qu’il s’agit de l’échec du système politique qui a engendré l’échec économique. Selon Belarbi, il faut agir sur l’origine du problème et ses causes véritables liées au système politique qui ne propose pas aux marocains un nouveau modèle à discuter.

Belarbi considère que les technocrates qu’il qualifie de « petits techniciens » gèrent le pays et la chose publique en voulant imposer une gestion technique au lieu de l’action politique, précisant que les partis dépendants de l’État n’ont pas d’avenir. Il considère également que l’alliance du pouvoir et de l’argent sont une forme de corruption au Maroc désignant du doigt les lobbies qui ont empêcher l’instauration d’une séparation des affaires et de l’action politique dans la Constitution actuelle. Selon Belarbi, ce sont ces mêmes lobbies qui ont été démasqués par la dernière campagne de boycott qui s’est érigée contre les méthodes de domination politique et d’exclusion sociale en réponse aux fausses promesses des politiques adoptées au Maroc.

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