Politique

Benchamach mobilise ses troupes pour une motion de censure

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Le Secrétaire général du PAM (parti de l’Authenticité et de la Modernité), Hakim Benchamach inaugure sa présidence du parti en mobilisant les députés de sa formation politique au parlement en vue de présenter une motion de censure pour dissoudre le Gouvernement Saâd Eddine El Othmani et mettre en cause sa responsabilité dans la détérioration des conditions sociales que traverse le pays, une année après la nomination du gouvernement actuel.

Lors d’une réunion au parlement, Benchamach a appelé le groupe PAM à exercer pleinement ses prérogatives constitutionnelles insistant sur la nécessité de réfléchir à une motion de censure pour dissoudre le gouvernement mené par le PJD (parti de la Justice et du Développement).

L’article 105 de la Constitution marocaine stipule que  » la chambre des Représentants peut mettre en cause la responsabilité du gouvernement par le vote d’une motion de censure. Celle-ci n’est recevable que si elle est signée par le cinquième au moins des membres composant la Chambre. » Et de préciser: « La motion de censure n’est approuvée par la Chambre des Représentants que par un vote pris à la majorité absolue des membres qui la composent. »

L’article 105 précise également:  » le vote ne peut intervenir que trois jours francs après le dépôt de la motion. Le vote de censure entraîne la démission collective du gouvernement. Lorsque le gouvernement est censuré par la Chambre des Représentants, aucune motion de censure de cette Chambre n’est recevable pendant un délai d’un an. »

Le nouveau président du PAM a justifié sa décision auprès de son groupe parlementaire composé de 102 députés habilités à signer la mention de censure en évoquant la conjoncture économique et sociale du pays et les régressions qu’il traverse; en précisant que la gravité de la situation appelle à l’application des mécanismes constitutionnels à même de maîtriser la situation.

Lors de la réunion, Benchamacs s’est interrogé sur les causes qui, jusqu’à présent ont empêché le Chef du gouvernement d’ouvrir un dialogue national sur la réforme du modèle de développement souhaité par le roi Mohammed VI, considérant que cette réforme est la solution qui permettra de répondre aux attentes des marocains, exprimées dans les nouvelles formes de protestations produites par la société.

Benchamach s’étonne également de la lenteur qui caractérise la réalisation du chantier de la régionalisation qui se heurte, selon lui à de nombreux obstacles mettant en cause la responsabilité du Chef du gouvernement dont la mission est de lever ces obstacles.

Enfin Benchamach s’interroge: « à quoi sert le PAM, en tant que deuxième force politique du pays dans l’opposition s’il n’interagit pas avec les attentes des citoyens et ne contribue pas à l’accélération des réformes? »

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