Boycott

#Boycott #Hirak: Nabila Mounib propose un « plan de sauvetage »

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Dans une rencontre organisée samedi, retransmise sur sa page Facebook et suivie par plus de 150000 visiteurs, la Secrétaire générale du Parti socialiste unifié (PSU), Nabila Mounib  a déclaré que son parti va annoncer un plan de sauvetage qui vise à lutter contre la corruption, l’économie de rente et l’impunité en précisant que le Maroc traverse actuellement une période de régression politique et des droits humains que seul le peuple est capable d’affronter.

Le plan en question prévoit la participation d’intellectuels, de mouvements féministes et amazighs.

Lors de la rencontre, Nabila Mounib a déclaré que Abdelilah Benkirane a été déchu de ses fonctions sans fondement constitutionnel en ajoutant que son successeur Saad Eddine El Othmani a accepté toutes les conditions politiques pour former un gouvernement en un temps record. Mounib a qualifié le gouvernement islamiste de  « faible » considérant qu’il n’a  pas apporté au peuple marocain le changement attendu et n’a pas œuvré pour des réformes constitutionnelles et politiques.

Elle a précisé que les gouvernements marocains n’appliquent pas leurs programmes politiques et n’ont pas réussi à satisfaire les attentes du peuple. Mounib appelle à investir dans l’éducation et accuse l’Etat marocain d’avoir utilisé des « armes de destruction massive » contre l’école publique causant sa perte et  son effondrement. Mounib a également évoqué « l’évaporation » des droits des citoyens à cause de la corruption.

En réponse à la question de savoir si l’offre politique présentée par l’Etat est tombée en désuétude, Mounib a préconisé la séparation des pouvoirs afin que le roi n’exerce plus de pouvoir absolu. Mounib demande la rupture de l’alliance entre les affaires et le politique appelant les acteurs économiques à démissionner de la politique. Elle appelle également à en finir avec  l’économie de rente et la distribution inéquitable des richesses contrôlées par des familles en particulier.
Mounib a considéré que la campagne populaire de #boycott n’est pas une « révolution d’affamés » mais qu’elle exprime, au contraire la maturité du peuple. Mounib a déclaré que cette campagne a besoin d’une expression politique pour éviter sa récupération par le pouvoir en place.

Mounib a également appelé les citoyens à participer à l’action politique, à s’inscrire dans les listes électorales et mener une lutte pacifique qui conduira à l’instauration de la démocratie et du changement.

Mounib a qualifié la situation politique de « déplorable » pointant du doigt le dysfonctionnement structurel du système autoritaire qui monopolise tous les pouvoirs et qui « nous manipule depuis l’indépendance » refusant de s’acheminer vers les réformes urgentes comme la séparation des pouvoirs et l’instauration de la justice sociale.

Mounib a également observé que l’Etat profond qui applique des politiques superficielles se heurte aujourd’hui au Maroc profond, celui du #Hirak et du #boycott populaire.

Pour Mounib, la sollicitation des technocrates  n’est pas une solution pour résoudre la crise actuelle et ne sert pas les intérêts du pays qui a besoin de partis politiques forts et crédibles. Elle a également constaté que l’Etat marginalise les compétences au sein de l’administration, ce qui a conduit selon elle à l’échec du modèle de développement et à l’apparition d’une bourgeoisie docile et anti-nationale.

Par ailleurs, Mounib a rappelé le rôle joué par les jeunes du Mouvement 20 février qui ont mené une lutte civilisée pour l’instauration d’une monarchie parlementaire en vue de remplacer le régime autoritaire actuel. Un régime qui, selon Mounib empêche la mutation du Maroc vers une société démocratique et moderne.

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