Terrorisme

Le patron du BCIJ réagit à l’infiltration du Hezbollah à Tindouf

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Dans une interview accordée à LeSiteInfo, le patron du BCIJ (Bureau central d’investigation judiciaire) Abdelhak Khiame, explique certains aspects de la stratégie du Maroc en matière de lutte antiterroriste.

En commentant le démantèlement de la « cellule terroriste d’El Jadida » accusée d’acheminer depuis la Libye, en passant par l’Algérie des armes fournies par le Hezbollah libanais et destinées aux séparatistes du Polisario, le responsable sécuritaire déplore le manque de coordination et d’échange d’information avec le voisin algérien. Une situation qui, selon lui profite aux terroristes et aux contrebandiers pour leur activité de trafic.

Khiame précise que ce n’est pas la première fois que ses services démantèlent des cellules terroristes en possession d’armes et de matières explosives acheminées par l’Algérie.

Selon lui, l’absence de coordination sécuritaire est préjudiciable pour les deux pays qui se trouvent dans une zone géographique considérée comme la prochaine cible des groupes terroristes dans la mesure où une grande quantité d’armes se trouve aujourd’hui entre les mains des djihadistes au Sahel après la chute du régime Kaddafi en Libye et la fusion de nombreux groupuscules terroristes sous l’étendard d’AQMI (Al Qaida au Maghreb Islamique). Une situation de désordre qui, selon Khiame a permis au Hezbollah de s’implanter dans la région et d’entrer en contact avec les séparatistes de Tindouf sous le regard passif du voisin algérien.

En réponse à une question de la journaliste à propos de l’extradition par le Maroc d’un homme d’affaires iranien (Taoufik Qassim Mohammed Tajeddine) demandé par les Etats-Unis et qui serait la cause de l’infiltration du Hezbolllah dans la région de Tindouf, Khiame a répondu: « le Maroc ne craint personne lorsqu’il s’agit d’appliquer la loi et si le Hezbollah veut agir contre le Maroc à cause de cette mesure, nous sommes prêt à l’affronter » et d’ajouter : » si quelqu’un tente de porter atteinte à la souveraineté de notre pays, nous sommes disposés à l’affronter sur tous les fronts, diplomatique, politique et sécuritaire », faisant allusion à la récente suspension des relations diplomatiques avec l’Iran, considéré comme le principal pourvoyeur du Hezbollah.

Lors de l’interview, le patron du BCIJ a également rassuré sur le niveau de vigilance des forces de sécurité marocaines qui surveillent l’ensemble des frontières du Maroc et qui ont pris toutes leurs dispositions pour affronter la menace terroriste précisant que le Maroc entretient d’excellentes relations en termes de coordination sécuritaires avec ses alliés comme la France, la Tunisie ou l’Egypte.

 

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