Boycott

#Boycott. Najib Akesbi déclare: « la nature du système politique au Maroc est un obstacle pour le développement ».

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L’économiste et professeur universitaire Najib Akesbi a souligné le caractère « difficile » de la situation économique et sociale ces dernières années, malgré une saison agricole qui semble bonne en apparence grâce aux estimations officielles fixant à 3% le taux de croyance. Mais Akesbi précise que ce taux de croyance demeure insuffisant pour créer de l’emploi et résoudre le crise actuelle.

Lors d’une rencontre organisée jeudi 07 juin à Rabat par son parti (PSU) sur le thème « la condition sociale au Maroc: approches politique et sociale », Najib Akesbi a déclaré: « la situation actuelle du Maroc est similaire à celle de la France ou de l’Espagne durant les années 60 du siècle dernier.  Selon les institutions monétaires internationales, nous accusons un demi-siècle de retard. »

Akesbi a précisé: « nous sommes dans une situation difficile. Les mouvements de protestations ne sont pas prêts de s’arrêter et les marocains continueront de lutter. »

Les marocains ont découvert un nouveau pouvoir avec la campagne de #boycott, qui leur permet d’exprimer leurs demandes de manière efficace contre la cherté de la vie, la détérioration des conditions de vie, et la « hogra » (humiliation).

Pour Akesbi, les marocains ont découvert un nouveau pouvoir avec la campagne de #boycott, qui leur permet d’exprimer leurs demandes de manière efficace contre la cherté de la vie, la détérioration des conditions de vie, et la « hogra » (humiliation).

L’économiste considère que le choix des trois sociétés boycottées (Centrale Danone, Afriquia gaz et Sidi Ali) n’était pas le fruit du hasard mais parce que ces sociétés dominent le marché et que lorsqu’elles baisseront leurs prix, l’ensemble du marché suivra la tendance.

Par ailleurs, Akesbi a dénoncé l’alliance entre l’argent et la politique et mis en garde contre ses effets malsains pour l’économie nationale comme le démontre la situation engendrée par les entreprises  boycottés.

Selon Akesbi, « les choix économiques de l’Etat ont échoué car ils se sont construits sur deux idées principales: le secteur privé et la mondialisation et donc la libéralisation. De plus, l’Etat n’a pas adopté de références démocratiques pour encadrer ses choix économiques et ne prend pas en compte les besoins des citoyens. C’est un système qui gère des projets sans responsabilité et sans reddition des comptes ». Akesbi a résumé ses propos en une phrase: « la nature du système politique est un obstacle pour le développement ».

On nous a berné avec l’idée que l’indexation des prix des carburants provoquerait une baisse des prix et encouragerait la compétitivité et la concurrence. Malheureusement, rien de ceci ne s’est produit.

Akesbi a également fait remarqué qu' »on nous a berné avec l’idée que l’indexation des prix des carburants provoquerait une baisse des prix et encouragerait la compétitivité et la concurrence. Malheureusement, rien de ceci ne s’est produit. »

Akesbi s’est interrogé: « Comment se fait-il qu’une entreprise de la taille de « Centrale Danone » embauche temporairement 900 ouvriers au regard des bénéfices qu’elle réalise, démontrant ainsi sa grande avidité, et jette ses employés à la porte à la première crise venue ! »

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