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Maati Monjib: « l’Etat ment et les empruntes sur les appareils d’enregistrements sont celles de la police ».

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L’historien et défenseur des droits de l’homme, Maati Monjib croit « profondément » à l’innocence du journaliste Taoufik Bouachrine, fondateur du journal Akhbar Alyaoum et du site Alyaoum24.

Lors de son intervention à la conférence-débat organisée samedi à Rabat par le comité « Vérité et Justice », Monjib s’interroge sur les motifs derrière la non consignation des empruntes digitales sur les appareils d’enregistrements retrouvés dans le bureau du journaliste au moment de son arrestation. Monjib s’étonne que le prélèvement des empruntes n’ait pas été réalisé dans une affaire où les peines peuvent atteindre vingt ans de réclusion, alors que cette opération est couramment utilisée dans des infractions bien moins graves.

Les empruntes sur le matériel d’enregistrement saisi ne sont pas celles de Bouachrine mais celles des policiers.

Monjib a déclaré: « nous devons le dire clairement, les empruntes sur le matériel d’enregistrement saisi ne sont pas celles de Bouachrine mais celles des policiers ».

Mounjib s’est également étonné que les enquêteurs n’aient pas relevé les numéros de série des appareils au moment de leur saisie.

Mounjib trouve insensé que 9 femmes qui refusent de comparaître soit désignées comme plaignantes par le tribunal , d’autant que trois d’entre elles ont été contraintes de témoigner devant la Cour qui a usé de la force publique pour les faire comparaître.

Pour Mounjib, l’Etat « ment » et veut emprisonner Bouachrine « pour faire peur à tout le monde ».

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