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Taoufik Bouachrine: « mon seul crime est d’avoir refusé d’être un mercenaire aux ordres ».

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Rachid Bouachrine, frère du journaliste Taoufik Bouachrine, a adressé une lettre rédigée par son frère depuis sa prison, à la conférence-débat organisée samedi à Rabat par le comité « Vérité et Justice ».
Dans sa lettre, Bouachrine demande que la vérité soit établie dans un « procès-complot » dont « le fomenteur » souhaite une « liquidation morale » du journaliste et empêcher l’opinion publique de lui apporter son soutien. Bouachrine a précisé que « l’opération est en préparation depuis plusieurs années après l’échec de plusieurs autres tentatives », considérant que « les plaignantes du dossier sont manipulées dans le but de provoquer les proches du journaliste et contraindre les autres femmes témoins à revenir sur leurs déclarations ».
Dans sa lettre, Bouachrine s’interroge: « Avez-vous remarqué comment neufs femmes ont fui la confrontation et comment Afaf Bernani a subi un procès expéditif après avoir courageusement déclaré que sa conscience ne lui permet pas de présenter un faux témoignage contre Taoufik Bouachrine ».

L’irruption d’un « commando » de 40 policiers dans mon bureau avait pour but de détruire toute preuve conduisant à l’identité du poseur de caméras.

Boucharine a affirmé que l’irruption d’un « commando » de 40 policiers dans son bureau avait pour but de détruire toute preuve conduisant à l’identité du poseur de caméras.
Bouachrine a également évoqué sa condition carcérale qu’il compare « aux prisons médiévales ». Enfermé dans une cellule individuelle, il lui est interdit de communiquer avec sa famille et avec les autres détenus.

Mon seul crime est d’avoir refusé d’être un journaliste mercenaire aux ordres.

Bouachrine considère n’avoir commis aucun crime « sauf celui d’avoir refusé d’être un journaliste mercenaire aux ordres », et dénonce la campagne de lynchage médiatique qu’il subit depuis quatre mois.

Comment un ministre des Droits de l’homme peut-il adopter et défendre la version policière sans aucun égard pour les principes du procès équitable, notamment la présomption d’innocence?

Par ailleurs, Bouachrine a vivement critiqué Mustapha Ramid, ministre d’Etat chargé des Droits de l’homme, affirmant le rôle de ce dernier dans la propagation des PVs de police auprès de ces autres collègues du gouvernement. Dans sa lettre Bouchrine s’interroge: « Comment un ministre des Droits de l’homme peut-il adopter et défendre la version policière sans aucun égard pour les principes du procès équitable, notamment la présomption d’innocence? »
Bouachrine a affirmé que son comité de défense a également été visé à travers la poursuite du bâtonnier Mohamed Ziane à deux reprises.
En lisant la lettre, le frère de Bouachrine s’est interrompu à plusieurs reprises pour essuyer ses larmes. Des instants de grandes émotions partagées par l’épouse du journaliste et ses proches également présents dans la salle.
Plusieurs défenseurs des droits de l’homme ainsi que des figures politiques du PJD ont assisté à la conférence, notamment Abdelali Hamidine, Amina Malainine, Boutaina Karoui et Itimad Zahidi.

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