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Crimes financiers: le parquet présente son rapport

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Le Président du parquet général, Mohammed Abdennabaoui a tenu une conférence de presse, mardi à Rabat. Il a présenté un rapport sur les crimes économiques traités par la justice au Maroc. Dans son rapport, Abdennabaoui conclut à la « difficulté » d’enquêter sur les crimes de blanchiment d’argent. Le magistrat fait référence aux affaires soulevées par la Cour des comptes. Ainsi, les caractères « secret et complexe » des crimes financiers expliqueraient en partie la difficulté de la justice marocaine à traiter ces affaires. Aussi, leur traitement nécessite-t-il la maîtrise avancée des techniques d’audit portant sur les éléments matériels de l’infraction. C’est le cas notamment pour les comptes bancaires, les documents comptables ou les contrats commerciaux.

Mohammed Abdennabaoui expose les difficultés relatives au traitement des crimes financiers

En effet, l’analyse et l’authentification de ces éléments nécessitent un temps considérable qui allonge le délai de traitement. Dans son exposé, le chef du Parquet général a présenté quelques chiffres relatifs aux crimes financiers traités par la justice marocaine. 36 affaires soumises à l’enquête. 24 affaires en instruction, 21 affaires en procès et 11 classées sans suite.

Par ailleurs, le rapport a mentionné les difficultés au niveau du suivi des crimes de blanchiment.  Ainsi, la multiplicité des auteurs et des règles de compétence en seraient les principales causes. La plupart du temps, les crimes de blanchiment sont commis par plusieurs auteurs établis dans différents pays. Par conséquent, la justice doit recourir aux mécanismes de coopération internationale. Des dispositifs lents expliquant la lenteur des délais de traitement. S’agissant du blanchissement d’argent, le rapport cite 47 affaires en cours d’enquête, dont une classée sans suite. En général, les tribunaux marocains ont enregistré 13.435 poursuites pour divers crimes liés à la corruption. 13946 personnes sont impliquées. Certaines infractions sont qualifiées de « simples » au regard des montants engagés. Les autres affaires, impliquant des montants supérieurs à 1 million de dirhams sont plus graves. Il s’agit le plus souvent de détournement de fonds, d’abus de confiance ou encore d’abus de pouvoir.

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