justice

Les avocats de Bouachrine sollicitent un témoin à décharge

Partager cet article

Le procès du journaliste Taoufik Bouachrine reprend après le retrait de sept de ses avocats lors de l’audience précédente. Mais ce soir une dizaine d’avocats-conseils du journaliste assistent à l’audience. Parmi eux, Mohamed Ziane et Abdessamed El Idrissi. Dans leur plaidoyer, les avocats de Bouachrine sollicitent le témoignage du responsable technique de l’entreprise Akhbar Alyaoum, dirigée par l’accusé. Par conséquent, il est probable que la Cour convoque le témoin à la barre. Pour la défense du journaliste, les enregistrements vidéo versés au dossier comme preuve à charge manquent de crédibilité.

Les conseils de Bouachrine tente de prouver l’insuffisance de preuves dans le procès de leur client. Ils sollicitent le témoignage du responsable technique d’Akhbar Alyaoum.

Toujours selon la défense de Bouachrine, le responsable technique du journal ignorait l’existence d’un dispositif d’enregistrement dans le bureau de son employeur. C’est ce qu’il aurait déclaré à la police judiciaire au moment de la perquisition. De plus, le responsable technique était le seul à gérer le parc technique de l’entreprise. Si un tel dispositif existait, il ne pouvait pas lui échapper. Par ailleurs, la défense de Bouachrine souligne l’absence de ces  appareils techniques sur la liste des achats de l’entreprise. Bouachrine, aurait-il pu se procurer ce matériel et l’installer à l’insu de tous ? La réponse par l’affirmative semble improbable.

D’après de nombreux témoignages, le bureau de Bouachrine restait ouvert et personne n’avait aperçu ce matériel auparavant. Qui plus est, les dates sur les vidéos incriminant Bouachrine remontent à plusieurs années. Comment est-ce possible que ni le responsable technique ni personne d’autre n’aient pu apercevoir ce matériel durant tout ce temps ?

Des questions que la justice va certainement trancher lors des prochaines audiences. D’autres témoignages sèment le doute sur la fiabilité des vidéos. C’est dire toute la complexité de l’affaire. En tous cas, une chose est sûre, le doute profite toujours à l’accusé dans les procès digne de ce nom. Sauf si la Cour juge les preuves suffisantes. Dans ce cas, comme à la roulette russe, rien ne va plus ! Affaire à suivre…

Partager cet article

Publicités

Catégories :justice

Tagué:,

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.