Boycott

Une « Déclaration sur le boycott » adressée au gouvernement

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Des personnalités du monde politique, économique et culturel interpellent le gouvernement au sujet du boycott. L’appel intitulé « Déclaration sur le boycott » attire l’attention du gouvernement sur son attitude à l’égard du boycott. Une campagne lancée depuis 8 semaines déjà contre certains produits de consommation. Parmi les signataires de la déclaration, on retrouve l’économiste Najib Akesbi, l’historien Maati Monjib et la journaliste Fatima Ifriqi. L’anthropologue Abdellah Hammoudi et l’homme d’affaires Karim Tazi figurent également sur la liste des signataires. D’autres personnalités académiques, des comédiens et des artistes se sont joints à l’initiative. On peut citer Omar Bendourou et Abdelmoghit Tredano.

La « déclaration sur le boycott »  signée par des personnalités du monde politique, économique et culturel dénonce la « fuite en avant » du gouvernement et l’invite à « tirer des leçons », au lieu d’adopter une « politique attentiste ».

La déclaration annoncée ce jeudi 14 juin attire l’attention du gouvernement sur plusieurs aspects. D’abord, elle dénonce « le caractère dangereux de la politique de fuite en avant » du gouvernement  face aux protestations populaires.  A ce propos, elle appelle l’exécutif à interagir positivement avec les attentes citoyennes et à « tirer les leçons » de la campagne de boycott. De plus, la déclaration exprime son inquiétude face au déclenchement des protestations populaires dans différentes régions du pays.  Selon les signataires, les manifestations croissantes durant ces dernières années sont légitimes. Elles s’expliquent par « la crise que traverse le pays, la perte de confiance et les déceptions successives ».

La déclaration dénoncent également la méthode avec laquelle l’Etat réagit aux doléances légitimes de la population. « D’abord, en les ignorant, puis en accusant les protestataires de trahison. Enfin par la menace et la répression ». Les signataires signalent le caractère inédit de la campagne de boycott qui s’inscrit dans une dynamique de protestation générale. Pour la première fois, les marocains contraignent le monde politique, économique, social et culturel à les écouter. Pour les signataires, le signal adressé par la campagne de boycott est clair. L’économie de rente, la corruption et l’absence de politiques sociales expliquent l’effondrement du pouvoir d’achat. Enfin, la déclaration dénonce « la politique attentiste » de l’Etat face à la campagne de boycott. Selon les signataires, l’Etat tente de gagner du temps en espérant entamer le ferveur de la campagne.

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