Politique

Aid el-Fitr: Mounib souhaite la libération de Zefzafi et ses camarades

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La Secrétaire générale du PSU demande la libération immédiate de tous les détenus du Hirak du Rif. « Qu’ils rejoignent leurs familles pour profiter de la joie de l’Aid » a-t-elle déclaré. Dans une vidéo postée sur sa page Facebook, Mounib précise que les détenus ne sont pas des criminels. Et d’ajouter : « Ils demandent le développement de leur région et la construction d’écoles et  d’hôpitaux ». Dans son allocution, Mounib poursuit : « la libération des détenus redonnera espoir pour l’édification d’un pays démocratique où règne la répartition équitable des richesses ». Par ailleurs, Nabila Mounib a adressé ses vœux « à l’ensemble des peuples ayant observé le ramadan ». Toutefois, elle a rappelé que des familles ont été privées de la joie de l’Aid à cause de l’incarcération de leurs enfants ». La leader de gauche a également appelé les marocains à continuer de soutenir les détenus du hirak.

Nasser Zefzafi: « Nous n’avons jamais cru que ce tribunal puisse audacieusement déclaré la nullité des poursuites et la libération des détenus après avoir pris connaissance du dossier et s’être rendu compte de son caractère éminemment politique ».

Les détenus du hirak du rif qui comparaissent devant la Cour d’appel de Casablanca, avaient annoncé mercredi le « boycott » des prochaines audiences de leur procès. Ils considèrent leur détention injustifiée et protestent contre les procédures dilatoires qui prolongent leur séjour en prison. A ce propos, les 49 personnes poursuivies ont transmis un mémoire au président de la Cour, le notifiant de leur décision. En parallèle, ils ont demandé à leurs conseils d’observer le silence lors des prochaines audiences en signe de solidarité avec leur action de protestation. Une requête acceptée par les avocats dans l’espoir de rééquilibrer le procès et obtenir la libération des détenus, attendue par plusieurs ONG de défense des droits humains, à l’intérieur et à l’extérieur du Maroc. A titre d’exemple, la campagne lancée par HRW en faveur de Nasser Zefzafi et du journaliste Hamid El Mahdaoui, demandant la fin de leur placement en isolement.

Le leader du hirak du Rif, Nasser Zefzafi a lu solennellement la déclaration devant la Cour. Lors de son intervention, Zefzazi a exposé les requêtes des détenus. Face au juge, Zefzafi a exposé les doléances de ces camarades, notamment la garantie d’un procès juste et équitable. Zefzafi a demandé à la Cour d’adopter une position de neutralité, à rechercher uniquement la vérité et à consacrer l’application du droit. En lisant le mémorandum devant le juge, Zefzafi a requis du tribunal d’agir en empêchant certaines parties, aussi influentes soient-elles de transformer ce procès en un instrument de règlement de compte contre les détenus du hirak et les protestataires du rif de manière générale. Et de préciser : « Nous n’avons jamais cru que ce tribunal puisse audacieusement déclaré la nullité des poursuites et la libération des détenus après avoir pris connaissance du dossier et s’être rendu compte de son caractère éminemment politique ».

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