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Forfaitisation des prix du carburant: ce qu’en disent les professionnels

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Lahcen Daoudi, ministre des Affaires générales et de la Gouvernance  explique son projet de loi sur la forfaitisation des prix des carburants. Il précise que cette mesure ne signifie pas la forfaitisation des marges de bénéfice. Néanmoins, Daoudi refuse de révéler les détails de son projet. A ce titre le ministre évoque son devoir de réserve tant que le gouvernement n’a pas approuvé le texte. Une fois approuvé, le projet de loi sera soumis à l’appréciation des différents intervenants du secteur. Il s’agit principalement des patrons de stations-services et des pétroliers. Ensuite, Daoudi propose une période d’essai de six mois pour l’application des nouveaux tarifs.

La forfaitisation des prix du carburant suscite la crainte chez les patrons de stations-services.

Par ailleurs, le ministre rassure les patrons de pompes à essence. En effet, ces derniers craignent de subir des préjudices financiers suite à l’application du nouveau régime.  Daoudi précise que le projet vise à fixer un forfait pour les prix du carburant. Le but étant de protéger le pouvoir d’achat des citoyens, y compris celui des patrons de stations-services. Malgré tout, les patrons de pompes à essence craignent de faire les frais de la réforme au détriment des pétroliers. Ainsi, la Fédération nationale des  commerçants de carburant au Maroc prépare une étude d’impact concernant le projet de forfaitisation. Et pour cause, la fédération est convaincue d’avance que la mesure entrainera la fermeture de nombreuses stations services.

Par ailleurs, les commerçants de carburant pensent être victime d’un amalgame les assimilant aux grandes sociétés pétrolières. A ce propos, Ils précisent que les bénéfices colossaux engrangés par les pétroliers ne leur profitent pas. Par conséquent, les stations-services refusent d’être des bouc-émissaires dans la nouvelle réforme. Ils évoquent des effets similaires à ceux engendrés par la politique d’indexation. Arguant subir les différences de prix tous les 15 jours, notamment lorsque le gouvernement décide de baisser les prix sur le marché. Ils sont convaincus que le projet  vise à fixer leur marge de profit et non celle des grandes sociétés pétrolières. De plus, les commerçants de carburants nient avoir demandé au gouvernement une augmentation de leurs bénéfices à raison de 70 centimes par litre vendu. Selon eux, toute réforme doit garantir des marges raisonnables à la fois pour les pétroliers et les stations services, sans porter atteindre au pouvoir d’achat des marocains.

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