Droits humains

Liberté de conscience: la conférence de Noureddine Ayouch fait polémique

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Une conférence annoncée par le publicitaire Noureddine Ayouch sur le thème de la liberté de conscience au Maroc, suscite la polémique.

A une semaine de la tenue de la conférence sur la liberté de conscience au Maroc, les islamistes ont été les premiers à la critiquer. Ensuite, la Fondation Al Saoud qui devait abriter l’événement s’est rétractée . Enfin, des personnalités politiques dont la participation a été annoncée par les organisateurs, démentent en avoir pris connaissance.

En effet, le nom du ministre de la Justice Mohamed Aujjar figure parmi les panélistes annoncés par les organisateurs. Aujjar devait prendre la parole en début de conférence prévue vendredi prochain à Casablanca. Toutefois, le ministre a démenti sa participation à l’événement et s’est « étonné » que son nom figure sur la liste des panélistes. L’homme d’affaires proche du Palais, Nourredine Ayouch a déclaré à ce propos: « j’espère qu‘Aujjar aura suffisamment de courage car je l’ai contacté à trois reprises et il m’a donné son accord. Nous avons également convié Sassi et Balafrej« , deux leaders du Parti Socialiste Unifié (PSU).

Concernant la polémique suscitée par l’organisation de sa prochaine conférence, Ayouch a déclaré: « la liberté de conscience allait être incluse dans la Constitution de 2011 si deux partis politiques ne s’y étaient pas opposés ». Ayouch considère que la manière avec laquelle sa conférence a été accueillie et les vives critiques qui lui ont été adressées, révèlent « le vrai visage du Maroc« . « Chaque fois que le sujet avance d’un pas, il fait deux pas en arrière, sous prétexte que la société est conservatrice » a-t-il ajouté.

Pour sa part, la Fondation Al saoud a publié un démenti concernant l’accueil de l’événement dans ses locaux. A ce propos Ayouch a déclaré à la presse: « la terre est vaste, nous avons transféré notre activité dans un hôtel et si toutes les portes se ferment devant nous, j’organiserai la conférence chez moi ! ».

Le sujet des minorités religieuses suscite un intérêt particulier depuis un certain temps. Plusieurs représentants de ces minorités confessionnelles tentent d’obtenir un cadre juridique pour leurs communautés afin de défendre leurs droits. Cependant, les autorités marocaines semblent hostiles à ces demandes. Une position corroborée par les propos du ministre des Droits de l’homme, Mustapha Ramid pour qui le sujet « constitue une réelle menace pour l’Etat à long terme ».

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