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Malversations: nouvelle action de l’AMPBP

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AMPBP

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L’Association Marocaine pour le Protection des Biens Publics (AMPBP) intente une action en justice contre des malversations présumées dans le cadre du budget alloué au Programme d’Urgence de l’Education Nationale (PUEN) d’un montant de 42 milliards de dirhams.

L’AMPBP a adressé sa requête par lettre au Procureur Général du Roi près la Cour d’Appel de Rabat pour demander son « intervention d’urgence et déclencher les poursuites judiciaires contre les personnes impliquées dans cette affaire qui préoccupe l’opinion publique ». De plus, l’AMPBP demande « l’accélération des investigations menées par la BNJP (Brigade Nationale de Police Judiciaire) ».

La lettre signée par le président de l’AMPBP Mohammed El Ghalloussi fait référence à une plainte adressée à l’ancien ministre de la Justice concernant des soupçons de détournement de fonds publics dans le cadre de la réalisation du PUEN. Une plainte transmise au Procureur Général du Roi près la Cour d’Appel de Rabat, qui à son tour l’a transmise à la BNPJ.

Dans le cadre de l’enquête, la BNPJ a auditionné le président de l’AMPBP, des responsables du ministère de l’Education Nationale, des responsables d’académies régionales ainsi que des responsables d’entreprises partenaires du ministère ou de ses académies régionales.

Dans sa lettre adressé au parquet, l’AMPBP souligne que « le PUEN a connu d’importantes manipulations, notamment concernant les factures, les équipements, la construction de locaux et d’établissements, la falsification de documents, l’élaboration de documents fictifs et d’autres choses encore sous le regard complice de fonctionnaires et de responsables ayant permis la violation des lois et des procédures en vigueur ».

La lettre précise également: « nous (l’AMBBP) attendons le déclenchement des poursuites judiciaires contre les personnes impliquées dans cet énorme scandale pour mettre fin à l’impunité,  imposer la suprématie du droit à tous, et appliquer la reddition des comptes ».

Rappelons que le Président du Parquet Général, Mohamed Abdennabaoui avait récemment justifié la lenteur des procédures liées aux crimes financiers par la complexité des modes de preuve et l’intervention de nombreux acteurs dans ce type d’infraction.

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