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Mohamed Chaïb pris pour cible par les partisans du Polisario en Espagne

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Mohamed Chaib Akhdim

Mohamed Chaib Akhdim, député au Parlement espagnol

Mardi dernier, le Marocain Mohamed Chaïb Akhdim a prononcé le serment constitutionnel pour devenir le premier homme politique d’origine marocaine à siéger au Parlement espagnol. Aussitôt les partisans du Polisario l’ont attaqué le qualifiant « d’homme du makhzen infiltré dans l’appareil législatif ibérique ». 

Mardi dernier, le jeune marocain Mohamed Chaïb Akhdim a prêté serment pour officialiser son accession au Parlement espagnol.

Mohamed Chaïb doit son accès au Parlement espagnol à la motion de censure contre le gouvernement Mariano Rajoy et présentée par une coalition politique présidée par Pedro Sanchez aujourd’hui Premier Ministre.

Chaib devient ainsi député de Barcelone après le retrait de Meritxell Batet, nommée au poste de ministre des Politiques Territoriales et de le Fonction Pubique dans le nouveau gouvernement socialiste.

Le fils de Tanger sur les traces d’Ibn Batouta

Mohamed Chaib (56 ans), natif de Tanger est arrivé en Espagne avec sa famille dans les années 60. Il est diplômé d’une université de pharmacie et préside l’association Ibn Batouta dont le siège est à Barcelone et qui oeuvre pour l’intégration des migrants dans la société catalane. Il est également membre de l’Union des Organisations Culturelles Catalanes d’origine marocaine.

Depuis son arrivée au parlement, plusieurs sites proches du Polisario ont déclenché une campagne contre lui, notamment  le site  porunsaharalibre.org, qualifiant le jeune d’origine marocaine d' »homme du makhzen infiltré dans le parlement espagnol » et dénonçant son adhésion au Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger (CCME) .

Auparavant, plusieurs personnalités espagnoles ont critiqué l’adhésion de Chaib au CCME, dont Carlos Miguel qui a publié un article dans le journal El Pais en 2009 sur la double nationalité de Mohamed Chaib.

Mais de l’eau a coulé depuis et la double nationalité ne constitue plus un sujet tabou en Espagne. Récemment, le président du parti Ciudadanos (centre droit) a proposé la candidature de l’ex premier ministre français Emmanuel Valls à la présidence de la Mairie de Barcelone pour les prochaines élections de 2019.

Cette proposition n’a pas fait l’objet d’une opposition significative dans les milieux politiques français et espagnol et aucune voix ne s’est levée pour demander à Valls de se défaire de sa nationalité française.

Rappelons que Mohamec Chaib a été élu en 2003 et 2005 comme député au parlement catalan au couleur du Parti Populaire (PP).

Ainsi, il est probable que l’homme politique espagnol d’origine marocaine fasse l’objet de critiques acerbes de la part des partisans du Polisario au Parlement espagnol ainsi que dans la presse et sur les médias sociaux.

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