Afrique

Sommet de Nouakchott: Mohammed VI planche sur la lutte contre la corruption.

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Mohammed VI

Discours du roi Mohammed VI à Addis Abeba lors du 28ème Sommet de l’UA

Le 31ème Sommet Africain qui se tient du 1er au 2 juillet à Nouakchott sous le thème « Gagner la lutte contre la corruption: une voie durable pour la transformation de l’Afrique », a été l’occasion pour le roi Mohammed VI d’adresser un discours présentant la vision du Maroc dans ce domaine.

Fini la spoliation des richesses africaines.

Mohammed VI a déclaré que « le temps est révolu où l’Afrique constituait une brèche et une réserve commerciale pour le pillage de ses richesses « .

L’impact de la corruption sur l’économie.

Le discours royal présenté par le ministre des Affaires Etrangères, Nasser Bourita précise que « la corruption continue de gangrener les sociétés africaines et constitue l’un des principaux obstacles au développement du continent ».

Dans son message, le Roi du Maroc a insisté sur la dimension économique de la corruption qui « handicape le pouvoir d’achat des citoyens, notamment les plus démunis en engloutissant « 10% du coût de la production dans certains secteurs économiques ».

Quelques jours plus tôt, le Chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani a évoqué l’impact négatif de la corruption sur le PIB en avançant quelques chiffres tout aussi inquiétant.

Mohammed VI a également souligné les effets de la corruption sur la bonne conduite « de la pratique démocratique », sur l’instabilité, « la détérioration de la qualité de vie et le développement du terrorisme et du crime organisé ».

La stratégie du Maroc en matière de lutte contre la corruption.

Par ailleurs, le Souverain a rappelé la signature du Maroc en 2007 de la Convention des Nations Unies contre la corruption qui a permis le développement d’un « arsenal institutionnel et juridique adapté aux standards internationaux ».

De plus, Mohammed IV a évoqué la stratégie du Maroc de lutte contre la corruption, adoptée en 2015 et dont l’application a été confiée à une commission nationale. Une stratégie sur 10 ans visant « un changement tangible et irréversible en 2025 qui « rétablit la confiance des citoyens, consolide la culture de transparence dans le monde des affaires »  pour « renforcer la position du Royaume sur le plan international » dans ce domaine.

En outre, Mohammed VI a cité les compétences récemment élargies de l‘Instance Centrale de Prévention de la corruption (ICPC), élevée au rang d’institution constitutionnelle qui contribuera à « renforcer l’action multidimensionnelle menée par le gouvernement et le pouvoir judiciaire ».

 

L’appel à une « bataille » collective pour vaincre la corruption.

Dans son discours, le roi Mohammed VI a souligné le caractère prioritaire de la lutte contre la corruption, « tant qu’elle constituera le principal obstacle aux efforts de développement économique et social et limitera les aspirations des jeunes ».

« Ces chantiers ne peuvent réussir que grâce à un engagement politique sincère et des efforts concertés entre l’action gouvernementale et de la participation civile ».

« Une coordination permanente entre les différents acteurs doit être mise en place pour continuer cette bataille et faire aboutir les réformes déjà engagées ».

Lutter contre la corruption pour l’avenir de l’Afrique.

Dans son discours, Mohammed VI invite l’ensemble des acteurs à s’impliquer « pour renforcer l’autorité » de l’Union Africaine (UA). « Pour cela, nous devons joindre les paroles aux actes dans chacune de nos rencontres » précise le discours royal.

« Gagner cette bataille contribuera à la restructuration de l’édifice africain, que nous aspirons léguer aux générations futures: un édifice de paix, de prospérité et de solidarité ».

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