Société

Marche nationale à Casablanca pour la libération des détenus du Hirak (vidéos).

Partager cet article

Des milliers de Marocains ont répondu présents à l’appel lancé par des organisations de gauche pour participer à une marche nationale demandant la libération des détenus du Hirak du Rif, suite aux sentences « sévères et injustes » prononcées contre les leaders du mouvement de contestation.

Témoignages des participants

Le frère du détenu Nabil Ahamjik (condamné à 20 ans de prison) appelle l’ensemble des Marocains à participer à la marche nationale prévue le 15 juillet prochain à Rabat pour poursuivre la dynamique de protestation en faveur de la libération des détenus du Hirak.

La Secrétaire générale du PSU (Parti socialiste Unifié), Nabila Mounib, une des organisations de gauche à l’origine de l’appel, demande à l’Etat marocain de » faire preuve de sagesse » pour permettre un climat d’apaisement politique en libérant les prisonniers.

Selon M. Mounib, la libération des détenus permettra aux Marocains de garder espoir et contribuera à la préservation de la sécurité du pays et de la cohésion sociale.

M. Mounib a affirmé que d’autres actions succéderont à la marche nationale et appelle le peuple marocain a soutenir les familles des prisonniers.

De plus, Mme Mounib a appelé les détenus du Hirak grévistes de la faim à suspendre leur grève de la faim et s’engage à défendre leur cause jusqu’à l’obtention de leur libération.

Le président de l’AMDH (Association marocaine des droits humains) Ahmed El Haij a déclaré que les sentences prononcées contre les détenus du Hirak du Rif expriment une volonté de vindicte contre les activistes et visent à réprimer toute initiative pour la revendication des droits élémentaires.

Le comédien satirique Bziz Mohamed Snoussi a déclaré: « la loi protège les puissants et les voleurs ». Et d’ajouter: « nous sommes ici pour demander la libération de l’ensemble des détenus politiques dans notre pays et nous appelons le pouvoir à se remettre en question avant d’envisager le révision des peines ».

La mère de l’adolescent de Jerada écrasé par une estafette des forces de l’ordre lors de la répression a demandé au gouvernement d’intervenir pour permettre à son fils l’accès au soins et poursuivre les responsables de l’incident. Abdelmoula Ziquer, blessé au niveau du bassin et des parties génitales lors de l’accident n’a toujours pas bénéficié des soins nécessaires.

L’épouse de l’un des leader du Hirak du Rif Mohamed Jelloul (condamné à 10 ans de prison) a déclaré qu’elle ne reconnait pas la légitimité des senstences « injustices et surréalistes », précisant que depuis l’arrestation de son mari, sa famille a perdu son unique source de revenu.

De leur côté, les activistes de la ville de Casablanca qui soutiennent le « Hirak Chaabi » ont couvert en direct le déroulement de la marche en scandant des slogans qui rappellent ceux portés par le Mouvement du 20 février en 2011 où des institutions politiques ont été désignées comme responsables du malaise ressenti par la société marocaine.

Partager cet article

Publicités

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.