Politique

Les salaires excessifs de hauts cadres de l’administration discutés au Parlement.

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El Andaloussi Abdelkader

A droite, le ministre Mohamed Ben Abdelkader. A gauche, le conseiller Nabil El Andaloussi.

Selon Nabil El Andaloussi, conseiller PJD (Parti de la Justice et du Développement) à la deuxième chambre, les salaires excessifs de certains directeurs d’établissements publics dépasseraient cent fois le salaire marocain moyen.

Lors de la séance des questions orales à la chambre des Conseillers ce mardi, Nabil El Andaloussi, a déclaré que les salaires excessifs consentis à nombre de directeurs d’établissements publics révèlent « des disfonctionnements auxquels il doit être mis un terme », dans la mesure où « ces salaires dépassent cent fois le salaire marocain moyen qui n’excède pas 3000 dirhams, dans les meilleurs situations », selon les propos de M. Andaloussi

Dans sa question adressée au ministre de la réforme de l’Administration et de la Fonction publique, Mohamed Ben Abdelkader, M. El Andaloussi a révélé les salaires mensuels de plusieurs responsables d’établissements publics, notamment, le directeur de l’OCP (Office Chérifien des Phosphates) (300.000 dirhams), le Wali de BAM (Bank Al Maghrib) (300.000 dirhams), le directeur de la CDG (Caisse de Dépôt et de Gestion) (130.000 dirhams), le directeur de la RAM (Royale Air Maroc) (130.000 dirhams) et le directeur de la SNRT (Société Nationale de Radiodiffusion et de Télévision) (90.000 dirhams).

Dans son intervention, M. El Andaloussi a appelé à plus d’équité dans le système de rémunération de l’administration publique en prenant exemple sur la France et la Grèce qui ont fixé un plafond maximum pour les salaires.

De plus, M. El Andaloussi a évoqué une précédente initiative de réforme, s’interrogeant sur les origines de son interruption.

De son côté, le ministre de la Réforme de l’Administration et de la Fonction publique, Mohamed Ben Abdelkader a rappelé les mesures entreprises par son département visant à « rétrécir les disparités de salaires et à instaurer l’équité salariale ».

M. Abdelakader a déclaré que le salaire minimum est passé de 1586 dirhams en 2007 à 3000 dirhams en 2016.

Par ailleurs, le ministre a souligné « les efforts entrepris par les gouvernements successifs » consistant à faire passer le salaire mensuel moyen brut de 5330 dirhams en 2007 à 7600 dirhams en 2016, traduisant ainsi un resserrement de 26 à 16 fois entre le salaire maximum et le salaire minimum pour la même période.

En outre, M. Abdelkader a présenté d’autres mesures appliquées par son département pour lutter contre la précarité dans la fonction publique à travers la suppression des échelles 1 à 4 et la titularisation de 42.000 agents temporaires avec une augmentation des salaires de 600 dirhams et l’amélioration des conditions de promotion.

En s’adressant au conseiller El Andaloussi, le ministre a déclaré : « j’espère que vos chiffres sont justes car ils concernent des établissements publics avec lesquels je n’ai aucune relation ».

Et d’ajouter : « j’ai compétence sur la fonction publique. Lorsque vous comparez les secrétaires généraux des ministères et les directeurs centraux -que certains accusent de vivre sur la rente-, avec quelques établissements publics et sociétés privées, vous remarquez qu’un secrétaire général dans un ministère avec 300.000 fonctionnaires et 7 millions d’élèves (comme l’éducation nationale) ne gagne pas plus du huitième ou du dixième du salaire de certains directeurs d’établissements publics ».

Source: Lakome2

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